Extrait du F.L.R.

Festival Hors-Lits Montpellier Octobre 2012
« Alors au départ on est tous des oignons… des oignons qui marchent… mais des oignons. Et puis on peut rester oignon mais des fois pendant la vie on quitte des feuilles… C’est comme faire la poussière ou enlever des vieilles peaux. En voyageant comme ça, La Tournesol elle a quitté ses feuilles pour rencontrer l’autre, ailleurs, le nouveau. C’est comme si qu’à chaque endroit, avant de repartir, elle laisse une feuille sur le porte-manteau. Comme le serpent qui laisse sa vieille peau sur le chemin. » (…)
« On se sent seul avec tout le monde entier autour… La Tournesol elle l’appelle l’ivresse de l’altérité. Pour les plongeurs y’a l’ivresse des profondeurs, pour les voyageurs y’a l’ivresse de l’altérité. La Tournesol elle a même cherché son cœur la cougourde ! Elle mettait la main comme ça sur la poitrine et elle sentait rien elle appuyait fort elle cherchait même à droite mais rien pas de poum poum… « (…)
«L’artichaut a un cœur. Avec déjà une petite barbe autour pour le protéger du froid… il est malin l’artichaut. Y’a des choses qui se passent pour que le cœur revienne à sa place. Une poussée vers le haut puisqu’on a touché le fond… un instinct. Ou quelqu’un qui nous prête son cœur le temps que le nôtre y revienne… un accroche-cœur… Ou quelqu’un qui sait comment un oignon devient artichaut. Des fois, c’est nous, on savait pas qu’on savait mais là, dans l’urgence on se souvient, on retrouve un peu la vue… »

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