Témoignages et Extraits des Particuliers

« Plein de portes s’ouvrent à moi pour mon projet d’écriture »
« Votre outil m’aide à rassembler toutes les pièces du puzzle de ma vie ! »
« Votre atelier donne envie de s’y plonger et d’avancer »
« Je suis surprise et extrêmement ravie ! »

***

L’araignée
Étoile d’araignée, tu te balances au-dessus de mon ciel de lit
Tu te niches au creux de mes étagères
Tu tisses entre mes livres des liens nouveaux et si ténus que d’un chiffon je peux te balayer, t’envoyer te balader
Ailleurs, où tu tisseras d’autres liens, vas-y je ne te retiens.
Es-tu faucheuse avec tes grandes pattes ? Témoin de la mort sûre, de tout ce qui se trouve ici-bas avoir de la valeur pour nous.
A peine nous absentons-nous que tu t’imposes partout.
Et tu t’immisces, tu construits en douceur lorsque nous, nous cassons tous avec fièvre, nous bâtissons de l’éphémère
Et toi tu t’en balances. Cécile, 35 ans

Métaphores
Notre mémoire existe dans la mesure où nous la délions. Sinon, elle reste comme cette pelote de laine, cachant dans ses profondeurs les souvenirs les plus lointains.
Le bonheur, c’est comme la soupe : il nécessite peu d’ingrédients qui sont bon marché et faciles à trouver. Le secret est de savoir les mélanger et les cuisiner avec attention, en accord avec les goûts de chacun. Parce qu’au final, quand il se savoure et se partage, nous sommes en présence d’un délice et d’un miracle.
La mort doit ressembler à une pomme : brillante, parfaite, de couleur définie, battante. Si je mords dans une pomme : saveur reconnaissable entre toutes. Si je meurs : il n’y a aucun doute.
Le temps est comme un cadenas : grand, pesant, il ferme les portes qui peuvent aussi s’ouvrir et laisser passer… Qui est le maître de la clé ?

Mon vélo
Il vient de Décathlon mais moi je trouve qu’il vient de partout et de nulle part à la fois. C’est mon vélo, mon compagnon, ma béquille quand je n’ai plus de force. C’est lui qui ma porte et me soutient, lui qui m’amène faire les courses à Ecomarché en m’attendant à côté des caddies. Il m’accompagne à l’école le matin et me ramène le soir.
Il a un copain avec lequel il ne discute pas trop. Comme mon vélo est réservé et discret, il n’ose jamais faire le premier pas.
Bien sûr mon vélo ne parle pas au premier sens du terme, il couine avec ses freins. il fait gling-gling avec sa clochette. Et puis le son des roues qui tournent… En ce moment, mon vélo est triste parce qu’il attend dans le garage que je lui change une roue. Après avoir crevé, nous avons roulé vingt-cinq kilomètres sur les os, les jantes. Moi je suis rentrée en ayant mal aux fesses, lui avec une entorse.
Je devais avoir douze ans lorsque je l’ai vu pour la première fois, trônant fièrement à côté du sapin de Noël, tout clinquant, tout beau, tout bleu. Et maintenant nous voilà tous les deux, comme les vieux compagnons que nous sommes, chevauchant à travers les steppes goudronnées de Neuvic. Lui vieillit, moi je grandis, quoiqu’il se porte encore très bien. Julie-Marine, 21 ans

L’artichaut
Son histoire est longue à lire. Elle est rythmée et se déroule dans le bon sens : il y en a de plus en plus à se mettre sous la dent. Le suspense monte progressivement jusqu’au coup de théâtre : tout paraît alors perdu, on ne sait plus en démêler les fils… Mais pour qui persévère, la chute en vaut la peine. Moi je repars rassasié, et l’artichaut le cœur léger. Grégory, 29 ans

Mon stylo rêve de devenir danseur de patinage artistique.Julie, 22 ans

Lettre à la mort
Je t’ai rencontrée plus d’une fois
Et même je t’ai cherchée aussi, plus d’une fois
et encore parfois tu m’apparaît délivrance.
C’est un peu fort de vouloir devancer l’appel quand tous redoutent le scalpel qui tranchera le fil tenu de notre existence.
Il paraît qu’avant de te suivre on revit toute notre trajectoire en un clin d’oeil. Mais n’as-tu pas plus merveilleux à nous offrir ? au-delà du silence et des images de ta faux, de tes robes noires, toutes ces histoires à dormir debout de sommeil éternel.
Et si sans vouloir t’offenser, tu n’étais rien d’autre qu’un passage ? Une brève traversée, le miroir de l’autre temps, comme un retour à l’éternité de l’enfance, avant même que nous entendions parler de ton existence ? Cécile, 35 ans

Les commentaires sont fermés.