L’Ecriture : source de bien-être et de mémoire

Écrire, d’abord pour notre propre plaisir.

Notre époque nous place le plus souvent devant une écriture de clavier.
Reprendre la plume nous redonne accès à des parcelles cognitives particulières. Le lien main/cerveau active des formes de raisonnement, une structuration de la pensée inaccessibles par d’autres voies. Un peu comme la musique parle à des parties de notre corps et de notre esprit dont elle seule possèderait la clé.
Nos pensées s’écoulent vers les branches de nos doigts comme une sève intime et l’écriture devient révélatrice de notre unicité, de notre personnalité.

Écrire sa propre Histoire, c’est révéler la cohérence d’un parcours, donner du sens à la diversité éclectique de notre vie. C’est réaliser que nous sommes bien acteur de notre vie. L’écriture, par le choix et l’agencement des mots, met en lumière le lien unissant les évènements, les rencontres, les lieux, les paroles, les objets, surprises et habitudes. Chacun a de bonnes raisons de faire ce qu’il fait. C’est comme reconstituer un puzzle qui nous dit que chacun a sa place dans la longue caravane des générations.

Écrire son Histoire, c’est aussi la possibilité de la transmettre. Une écriture à offrir à ses proches, aux générations passées et futures. Si les faits sont traduits en enseignements, si l’on fait des souvenirs une ressource dans laquelle puiser des outils et des forces, écrire son histoire devient un témoignage qui peut aider l’autre. Aider à comprendre, à se comprendre, aider à agir, aider à rebondir.
Si l’éclatement des cellules familiales ne permet plus à l’oralité de jouer son rôle de transmission intergénérationnelle, l’écriture, elle, reste fidèle quelle que soit la géographie de la famille.

Écrire son Histoire c’est réaliser que chacun de nous est un élément du Patrimoine de l’Humanité. Chacun de nous est un monde à part entière.

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